Descendre la rue Sainte-Catherine au centre-ville
Sainte-Catherine a été l'artère commerciale de Montréal pendant plus d'un siècle et elle continue de l'être, malgré les chantiers à répétition et les vitrines vides que personne ne cherche à cacher. Le tronçon entre Guy et Saint-Laurent condense tout : les grands magasins historiques, les entrées de la ville souterraine tous les cent mètres, les terrasses de la rue Crescent à un coin de là, puis le Quartier des spectacles qui prend le relais vers l'est. C'est bruyant, inégal, jamais joli — et c'est le seul endroit où on croise à la fois les banlieusards en magasinage, les étudiants de Concordia et les travailleurs de tours de bureaux. La rue se marche d'une traite en une demi-heure, ou se prend par tronçons selon ce qu'on cherche. Le truc d'initié : bifurquer une rue au nord sur De Maisonneuve dès que la foule devient pénible — même direction, moitié moins de monde.
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